« Je m’appelle Emilie jolie »

16 septembre 2014

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« Je m’appelle Emilie jolie »,

Les jours passent et ne se ressemblent pas, Dieu merci. Certains sont plus riants que d’autres et certains sont particulièrement sombres, noirs. Le lundi 8 septembre est de ceux qu’on aimerait ne pas connaître et ne jamais affronter. Emilie Guillois-Desoize s’en est allée terrassée par la maladie du siècle et de façon foudroyante à presque dix ans. Injustice, drame, colère, cruauté, non sens, abomination les termes et superlatifs n’y feront rien. La vie est ainsi faite. Le cycle de la vie n’est malheureusement pas toujours respecté. Ne partent pas toujours en premier ceux qui dans l’ordre des choses sont appelés à nous quitter. Ne parlons pas de ceux qui attirent la foudre de la vindicte populaire contre leurs idées nauséabondes, les barbares et êtres sanguinaires et qui finissent leur existence dans leur lit. Insoutenable.
 
Le 12 septembre 2014 une assemblée nombreuse, parents, famille, proches, amis, enfants de l’école d’Emilie étaient réunis en l’église Saint Esprit-Saint Fiacre à Massy pour accompagner Emilie Desoize-Guillois, à sa dernière maison. Lors de la cérémonie d’adieu son grand père, Jacques Guillois a joliment témoigné de sa proximité  et de son amour pour sa petite fille en lisant un poème de William Blake. « Comme un voilier.  Un voilier passe et part vers l’océan. Il est la beauté, il est la vie. Il quitte l’horizon. Il est parti. Parti ? Vers où ? Parti de mon regard c’est tout…etc. ».
Les petites filles et petits garçons, amis et camarades de classes, placés au premier rang de l’assemblée, ne purent retenir plus que de raison tristesse et chagrin. A l’issue d’une cérémonie  belle, simple, émouvante et éprouvante les parents d’Emilie, Audrey et Yannick, ont avec un courage extrême parlé, devant la communauté, de leur petite fille, de leur princesse, de leur étoile. De celle qui aimait danser, se déguiser, rire, plonger, jouer avec les autres et avec Quentin son petit frère. Celle qui aimait la chose scolaire et travaillait avec sérieux et facilité. Des parents qui dans leur détresse extrême et une douleur oppressante ont su trouver et surtout dire les mots d’affection et de tendresse qui ne cesseront de tourner dans leurs têtes et leurs nuits sans lune. Belle leçon de courage et d’amour infini.

Presque dix ans et sans doute dans ses songes d’enfant rêvait-elle un jour de s’envoler, momentanément, au bout du ciel sur les ailes d’un oiseau comme dans la chanson. Quand vous regarderez passer un oiseau dans le ciel vous penserez désormais à Emilie. Elle a prématurément pris rendez-vous avec le paradis.

Dans cette détresse n’oublions pas Quentin qui vient d’avoir 8 ans (15/09). Occasion s’il en est qu’il dise et répète à l’oreille d’Audrey sa maman, et Yannick son papa combien il les aime et  qu’il ne peut se passer d’eux.

 « Je m’appelle Emilie jolie ». Chanson écrite par Philippe Chatel et interprétée par Julien Clerc.

Guy Lacombe
14 septembre 2014

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