En lisant l’article de Vianney sur son voyage au Burundi, m’est venu l’idée d’écrire moi aussi un article sur mon voyage humanitaire au Burkina-Faso en Août dernier.
Tout a commencé en Septembre 2006 lorsque après plusieurs années de scoutisme ensemble, Edouard, Matthieu, Harold, François, Côme et moi-même nous sommes intéressé à la proposition faite par les Scouts et Guides de France à notre tranche d’âge : monter une équipe Compagnon et préparer un voyage humanitaire en deux ans.
En 2006-2008, nous avons donc recherché des fonds par des moyens divers et variés: déménagements de caves ou d’appartements, cours de soutien en mathématiques, paquets cadeaux dans un magasin Virgin, vente de sapins de Noël aux paroissiens de Saint Léon…afin de financer notre action.
En 2007-2008, nous nous sommes plus particulièrement penchés sur la recherche d’une association partenaire et d’un projet.
Pourquoi le Burkina-Faso ?
Nous cherchions un pays francophone (plus facile pour communiquer) et pauvre, ce qui nous a amené à chercher un projet en Afrique noire francophone. Le Burkina-Faso est un pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer et très pauvre (176ème pays sur 177 pour l’Indicateur de Développement Humain en 2007). C’est une ancienne colonie française qui a obtenue son indépendance en 1960. La langue officielle est le français mais les enfants, et ce surtout dans les parties rurales du pays, apprennent en général un des 60 dialectes locaux avant de parler le français.
Notre partenaire
Nous étions en contact avec une association chrétienne : « Fondacio » qui nous a elle-même mis en relation avec des responsables de l’ADCV (Association de Développement des Communautés Villageoises).
Le projet
Nous sommes parti du 31 Juillet au 27 Août 2008.
Notre projet se décomposait en deux parties :
- Une partie soutien/animation.
L’ADCV, avec le soutien de Fondacio, a permis le développement de plusieurs villages au Burkina et dans d’autres pays d’Afrique. Nous nous sommes donc rendus dans l’un d’eux : Tambiga (environ 1000 habitants selon le dernier recensement très approximatif). L’ADCV et Fondacio ont donc permis la création d’une école primaire pour les enfants du village. Nous étions en période de vacances estivales et proposions des cours de soutien en calcul, lecture, géographie, orthographe mais aussi des animations : foot, balle aux prisonniers, béret… Nous avions environ 25 enfants entre 5 et 14 ans sur la centaine d’élèves normalement présents en période scolaire ; en effet, beaucoup de parents ne voient pas l’utilité de l’école et préfèrent garder leurs enfants avec eux pendant les vacances pour qu’ils les aident aux champs. Une cuisinière préparait un déjeuner pour les enfants qui était pour la plupart d’entre eux leur unique repas de la journée, et la nourriture consistait sans doute en l’une des principales de leur motivations pour venir à l’école.
- Une partie construction
Sur une proposition de l’ADCV, nous avons participé au financement et aidé à la construction d’une nouvelle pharmacie communautaire pour le village. Creusement des fondations, premières briques, la construction était rythmée par le climat : la pluie nous empêchait parfois d’avancer ; et par les retards de livraisons de matériaux. Finalement, au bout de trois semaines, les murs avaient presque atteins leur taille voulue, mais la construction n’a été terminée qu’après notre départ, en Septembre.
Enfin, nous avons consacré quelques jours à la fin de notre voyage à la découverte du pays même s’il n’y a pas vraiment de curiosités touristiques. Nous avons notamment passé une nuit à la belle étoile dans le désert du Sahel au Nord du Burkina-Faso et avons fait du drommadaire.
Thomas Delarue
PS : Si vous êtes à Paris le samedi 20 décembre et que cela vous intéresse, nous organisons une rétrospective photo/vidéo à Saint Léon, Place du Cardinal Amette, dans le 15ème.






