Un cousin associé au projet national du Louvres à Lens… la consécration !

5 décembre 2012

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J’ai été contacté début Septembre 2012 par Arte. Ils cherchaient un illustrateur Lensois, pour une meilleure connaissance des lieux, ou un nordiste. Sachant que j’étais né à Lille, des journalistes de la chaîne ont finalement flashé sur mes travaux, sur le Hellfest (mes artbooks pure fucking people) et ma démarche en tant que documentariste. Objectif : réaliser une fresque dessinée interactive ou web documentaire, sur Lens où est inauguré le mardi 4 décembre 2012 la première antenne du musée du Louvre en dehors de Paris (205 œuvres exposées, 3 expositions temporaires par an, 450 à 550.000 visiteurs attendus par an, superficie du site 20 hectares).

Vignettes inédites et réservées pour le site familleslacombe

Je suis allé une semaine début octobre à Lens où j’ai accompagné trois journalistes, pour un repérage photo dans tous les quartiers. Nous sommes allés récupérer la parole des Lensois (habitants, commerçants, etc.) au sujet des transformations que l’arrivée du Louvre a provoqué à Lens, sur ses habitants et sur ce qu’ils en pensaient. J’ai ensuite eu cinq semaines de travail où j’ai réalisé environ quatre vingt dix illustrations. Je pouvais régulièrement écouter sur le serveur d’Arte les capsules son qui viennent en superposition des dessins que les trois jeunes réalisateurs avaient gardé, monté, coupé, mixé. J’ai eu carte blanche pour faire ce que je voulais. Arte m’a fait une pleine confiance, validant mes choix artistiques et scéniques, mes clins d’oeil à l’Art pictural (Hopper, De Vinci, Rockwell, Wahrol….), et des illustrations parfois perfides, drôles, ou « politiques ».

Il fallu réfléchir à la longueur des scènes, des séquences, en fonction de la durée de ces dites pastilles son. Et à la toute fin, en raccourcir certaines, afin d’équilibrer la fresque, et que le défilement des images se calent parfaitement avec le son. Une expérience formidable de travail collectif qui m’a donné envie de la renouveler dans l’avenir si l’occasion se présente.

Pour tout ceux qui ont quitté le Nord il y a longtemps, j’y ai passé mes 11 premières années entre Lille, Metz et Valenciennes, ça leur rappellera sans doute des souvenirs : Lens, ses mineurs, ses terrils, ses corons, son mythique stade Boallert dans une ville les plus pauvres de France (25% de chômeurs).

C’est à voir et à écouter sur :
http://louvre-lens.arte.tv/fr/ « Carnet de villes. Lens vous voyez le tableau » et dites moi ce que vous en pensez.

Gageons que l’ouverture de ce musée dans le plat pays lourdement touché par la désindustrialisation puisse bénéficier de « l’effet Bilbao ». En effet l’implantation d’une annexe du musée Guggenheim (1997) dans cette ville espagnole meurtrie par la fin de la sidérurgie a été un énorme succès. Des milliers d’emplois ont été créés et la région a relevé la tête. Puissent cet exemple ainsi que celui du Centre Pompidou Metz (500.000 touristes par an) servir d’aiguillon au développement d’une ville sinistrée.


Arnaud Guillois
2 décembre 2012

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