Joyeux anniversaire Guy !
Notre cher cousin, Guy Lacombe, vient de fêter ses soixante- dix ans, ce que peu d’entre vous peuvent imaginer tant il en parait dix de moins et tant sa forme physique semble être celle d’un vaillant quinquagénaire.
Il est l’animateur infatigable, avec Gabriel Jaquemet du site internet de la famille et si tous l’apprécient, peu le connaissent vraiment bien.
Ayant eu la chance de le fréquenter depuis longtemps, je voudrais, ici, être son hagiographe, d’autant qu’ayant (comme lui) fait les quatre cents coups, je peux admirer son parcours en connaisseur.
Tout d’abord, savez vous qu’on dit dans la famille qu’il a du sang de pompier dans les veines ?
Eh bien oui, Milou étant extrêmement anémiée lorsqu’elle l’attendait, son époux Paul, appela au secours son frère Jean qui décida qu’il fallait la transfuser en urgence, ce qui sauva la mère et l’enfant. Grace lui soit rendue ici. D’où la légende…
Il survécut ensuite à une chute d’un taxi, alors qu’il était sous la garde de Gilbert et Marie-Geneviève.
Imaginez leur tête quand d’un seul coup la porte s’ouvrit (pas toute seule), que le strapontin se retrouva vide, et que ce drôle d’oiseau, vêtu d’un manteau en peau de lapin, se retrouva assis sur le pavé, en plein milieu du boulevard de l’Hopital. Heureusement, la circulation n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui !!!
L’école ne lui plaisait pas, et ses chers parents, sur les conseils de Toto, l’envoyèrent chez un précepteur, un curé de campagne peu amène, qui le prit à rebrousse poil.
Mais notre Guy, il ne fallait pas le prendre à rebrousse poil et il réussit, après plusieurs tentatives à fausser compagnie à ce triste sire : il marcha vers la gare, prit le train tout seul à dix ans, et réussit à rejoindre Bourg la Reine comme un grand pour aller retrouver les ailes de sa chère Maman et se blottir auprès d’elle.
Chapeau l’artiste !!!
Plus tard, avec Michel, nous allions aux scouts dans le quartier où il allait au lycée et nous le rencontrions souvent, alors qu’il était sensé être en cours ! Les embrassades étaient chaleureuses d’autant que l’affection entre lui et Michel était légendaire, et ses rencontres se terminaient toujours par la même recommandation : Ne dites à personne que vous m’avez vu !… Je ne vous fais pas de dessin.
Je ne m’étendrai pas sur nombre de ses aventures car il vous les racontera beaucoup mieux que moi : L’Ariane de son père explosée contre un tonneau de goudron durant l’une des nombreuses absences de ses parents, ses nombreux alibis foireux et fallacieux pour cacher la présence de sa petite amie de l’époque, ses frasques avec ses copains de Bourg la Reine, etc, etc
Nous avions, Michel et moi, 8 et 6 ans de moins que Guy, et étions fascinés par ce grand garçon qui écoutait du Jazz, qui passait des heures dans son labo photo où il nous invitait parfois à découvrir la magie du développement, qui faisait des têtes à queue impressionnants avec sa Coccinelle sur le lac gelé des Rousses, qui participait au Rallye des gaves et même une fois le gagnait, qui fréquentait des gens connus, et pourtant restait toujours le même gars sympa toujours prêt à partir de son grand rire sonore ou à nous emmener dans une virée d’enfer dans son Austin Cooper
Plus tard, quand il eut épousé Martine, et qu’il eut ses trois filles, nos chemins se sont un peu séparés, et nous ne nous voyions plus, mais toujours avec grand plaisir, que pour les réunions de famille.
Ce que je sais de cette période, c’est qu’il était un mari et un père très attentif malgré un travail très prenant, et on décline par milliers les clichés de sa tendre épouse et de ses filles qu’il a pris et exposés dans sa maison.
Je ne peux passer sous silence l’admirable grand-père qu’il est devenu avec ses petits enfants, toujours admiratif et étonné par un mot d’enfant, toujours ravi à l’idée de passer des vacances avec eux dans sa maison du Jura et bien sur, puisque c’est un grand bavard, toujours prêt à raconter leurs derniers exploits ou leurs dernières découvertes.
La maladie de Michel et son décès nous rapprochèrent à nouveau, car s’il était mon frère, il fut aussi celui que Guy n’avait jamais eu.
Depuis, il ne se passe pas une semaine sans que nous nous téléphonions ou que nous nous voyions pour parler d’aviation, notre passion commune, pour faire un bricolage ensemble, pour une discussion à propos d’un bouquin, une visite de musée, ou bien même quelquefois pour un voyage avec nos charmantes épouses. Je peux témoigner ici, pour avoir souvent partagé nos chambres, que, mis à part ses ronflements dignes du décollage d’un Concorde, c’est un parfait compagnon de voyage.
Toujours de bonne humeur, toujours enthousiaste, toujours émerveillé : Enfin quoi, le gars qu’on a envie de remmener avec soi !
Je ne pourrai terminer cette petite hagiographie de Guy sans parler de l’amour qu’il a pour les Pyrénées et les Pyrénéens
Ces Pyrénées qu’il a escaladées dans tous les sens et où il a tant de souvenirs merveilleux, les wagonnets de Cap de Long, les nuits dans les grottes du Vignemale, les ballades avec Popaul, Toto, Gilbert, Henry, Marie Geneviève, ou les Segond, ses frères et sœurs, ses cousins, cousines, mais avec une petite préférence , si je ne m’abuse pour ce superbe pic qu’est La Mounia.
Et que dire de ces pyrénéens qu’il a photographiés sous tous les angles, avec l’œil de l’artiste qui le caractérise.
Ses photos sont tellement appréciées dans la Vallée de Barèges qu’il les expose tous les ans, pour le plus grand plaisir des Toys (Habitants de la vallée de Barèges) et ils l’ont tellement assimilé à eux, ces Pyrénéens, qu’il écrit régulièrement dans la gazette locale comme sil était né dans la Vallée.
Alors, au bout du compte, quand je fais le bilan :
Eh bien plus je le connais, plus le verdict est vraiment définitif: Il est vraiment super ce « Ch’tiot gars »
Et dans dix ans, je veux pouvoir rajouter un chapitre à ce message d’affection.


Bernard Lacombe