Paul Lacombe, 1874-1941, un artiste méconnu

1 mars 2015

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4e et 5e pages de la « Carantec’s Gazette » journal de vacances réalisé par Paul Lacombe en 1933

Notre grand père, arrière grand père ou arrière arrière grand père, Paul Lacombe (1874-1941), a laissé le souvenir d’un homme doué en toute chose et d’une bonté proverbiale.


A la sortie du collège il aurait souhaité faire l’école des Beaux-Arts mais pour satisfaire le désir paternel il reprit la direction du Laboratoire de Chimie familial. Doté d’une énergie débordante il sut gérer de front son activité professionnelle, son engagement auprès d’organismes sociaux, son implication dans un Photo-Club, l’écriture de poésies, (plus d’une centaine), animateur en tout lors de réunions familiales, de groupements (Familles nombreuses), d’associations. On retrouve son sens de l’animation et de l’engagement alors que prisonnier durant cinq ans, 1914-1918, en Westphalie il joua un rôle important dans l’animation culturelle du camp. Imprésario d’un film, parlé et…immobile « Ombres et silences ». Il en rédigea le générique plein d’humour et dessina les différents tableaux. Une merveille.

Durant ses vacances en famille toujours dans l’action, il concevait et réalisait le journal des vacances. Le « Carantec’s Gazette » de huit pages sur papier à dessin daté d’août 1933, format 9×15 agrafé au centre. Une vision esthétique et graphique de lieux et de moments de détentes au bord de la mer. Une succession de dessins réalisés à l’encre de chine, le trait assuré et évocateur, d’une grande spontanéité, teinté d’humour. Expression minimaliste qui ne nuit pas à l’ambiance des différentes scènes. En double page centrale une magnifique aquarelle qui projette le lecteur dans le cadre apaisant et ensoleillé de vacances en famille. Aquarelle signée Pimpin, surnom donné par son épouse.

Notre grand père, arrière grand père ou arrière arrière grand père, Paul Lacombe, était un artiste autodidacte génial. Son fils Paul, aîné de la fratrie de trois garçons, Jean et Gilbert, souhaita lui aussi s’inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de Lille. Le sens du devoir et sa responsabilité d’aîné le contraignirent, pour assurer la succession de son père et de son grand père à la tête du laboratoire, à s’inscrire à l’Ecole de Chimie de Lille. Ce n’est qu’à la quatrième génération que l’une des héritières de cette grande famille put enfin, malgré les doutes de son père Paul sur cet univers débridé (à l’époque), s’inscrire à une école d’art. Monique Bruant, née Lacombe, sortit diplômée de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs en 1966. Elle était la première d’une longue liste d’artistes familiaux ayant été jusqu’au terme de leur passion.

Prochaine publication : « Ombres et Silences ».
Guy Lacombe

Page de couverture

2ème et 3ème pages

6ème et 7ème pages

4ème de couverture

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