Lors d'une fête de famille, il y a une vingtaine d'années, Caroline Lacombe nous présenta son ami Frédéric qui deviendra son compagnon.
Caroline Lacombe déstabilisée, meurtrie à la suite du décès de sa maman, Anne-Françoise, a rencontré Frédéric Klonowski grâce à la présence d’une amie attentionnée. La solitude et peut-être la désespérance furent les premiers liants qui poussèrent ces deux célibataires l’un vers l’autre. Ils avaient pour eux de s’attirer, de s’entendre et de vouloir parcourir le chemin de la vie ensemble. Rencontre de deux tempéraments affirmés.
Très bon joueur de tennis il fut contraint d’abandonner sa passion pour participer à l’entretien matériel du couple.
Une femme et un homme n’étant pas liés uniquement pour se renvoyer la balle du matin au soir ils eurent à deux ans de différences deux garçons, Hugo et Melvin. Un certain nombre de mésaventures les entraina à bourlinguer d’un lieu à un autre et d’activités en occupations professionnelles diverses. Des premiers symptômes physiques surgirent en 2014 par des problèmes d’acouphènes, suivis de la découverte d’une tumeur au cerveau. Bien que perturbé physiologiquement il ne cessa de s’occuper et d’entourer sa compagne et ses enfants d’amour et d’attentions. Puis un beau jour poussé par je ne sais quelle impulsion Frédéric souhaita s’installer près de la mer. La famille quitta alors la région parisienne pour s’installer en 2017 à Perpignan. Région méconnue, sans attaches particulières comme s’ils étaient mus par l’envie de se donner un nouveau départ. Une nouvelle aventure dont leur vie semble coutumière. Suivi par les structures hospitalières locales successives, qui le considéraient comme miraculé compte tenu de sa longévité il se confronta durant sept ans avec beaucoup de courage et de dignité à la maladie qui finit par l’emporter ce 17 décembre 2020.
Il laisse une femme et deux enfants qui au-delà des nombreuses vicissitudes rencontrées l’ont beaucoup aimé et l’ont accompagné jusqu’à son dernier terme de façon apaisée. Puisse Caroline continuer dans ses souvenirs à vivre et donner espoir à Hugo et Melvin. Leur apporter en tant que maman de la couleur dans la grisaille de la vie. Nous les embrassons.
Guy Lacombe
Dimanche 20 décembre 2020