Rosalie Lacombe => »Et si vous bossiez dans une Start-up ? »

20 novembre 2014

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Article issu de Magazine Management
du 20 novembre 2014
Rosalie Lacombe-Ribault, 41 ans
Directrice Marketing France et Benelux de Lithium Technologies


« Cette année, sur 160 embauches en Europe, nous avons recruté une trentaine de cadres de plus de 35 ans », lance Benjamin Martigny, le DRH de La Fourchette, éditeur d’une appli pour smartphone permettant de réserver une place au restaurant.

Audace appréciée, Souplesse requise
Une fois un rendez-vous décroché, rassurez le dirigeant sur votre aptitude à vous adapter à la culture start-up. « Ce point suscite beaucoup de réticences, témoigne Rosalie Lacombe-Ribault, qui a fait le saut de Bouygues Telecom à Lithium Technologies. Quand vous n’avez jamais bossé dans une jeune pousse, vous représentez un risque.» Montrez votre envie de travailler en mode numérique. Vous devez être enthousiaste, polyvalent et surtout, réactif : dans une start-up, on n’hésite jamais à demander à un collaborateur de tirer un trait sur plusieurs semaines de travail « pour passer à autre chose ». Les femmes sont de très bonnes candidates : très à l’aise en multitâche et en mode projet, elles sont aussi moins en quête de statut que les hommes », note Marie Canzano.
Autre adaptation à prévoir : la rémunération. Intégrer une start-up est une aventure où il faut s’impliquer à 200%, sans compter ses heures, tout en subissant une diminution de salaire fixe qui peut atteindre les 30% ! Certes, celle-ci est compensée par une part variable et des stocks-options. Pour la participation au capital, en revanche, il vous faudra attendre au moins un an : experience versus equity, tel est le deal pour les cadres expérimentés.

« Sans réseaux, j’aurais eu du mal à trouver un poste dans une jeune pousse ! »

  • « Arrivée à la fonction de responsable marketing opérationnel chez Bouygues Telecom, j’avais envie de rejoindre une start-up pour retrouver de l’agilité. Problème : comme j’avais passé douze ans au sein d’un groupe du CAC 40, les cabinets de recrutement avaient tendance à me cantonner aux grandes sociétés. Pour entrer en contact avec de jeunes pousses, j’ai cherché à obtenir des recommandations de la part d’intermédiaires qu’elles apprécient : les fonds d’investissement. J’en ai rencontré plusieurs, sans succès. Finalement, j’ai trouvé mon poste grâce à mes réseaux. L’un de mes anciens responsables chez Bouygues m’a mis en contact avec Lithium Technologies  http://www.lithium.com/company/locations/france. La société compte 300 personnes, basées pour l’essentiel en Californie. En France, nous ne sommes que dix. Je travaille dans un véritable environnement de start-up. »
  • Extrait du mensuel « Management » de décembre 2014 n°225

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