WE Lacombe 2005

20 septembre 2005

Post Thumbnail

Les heures magiques d’un week-end entre cousins et cousines.

En 2005, la tribu Lacombe s’est retrouvée l’espace d’un week-end, les 10 et 11 septembre au lieu dit « Les Faucheries » à une encablure à l’ouest du Mans. Les organisateurs, les aînés de la famille Jean, ont décrit avec justesse dans le programme des festivités, les lieux de notre trop brève transhumance : « Les Faucheries » cite authentique, rustique, bucolique, magique, ludique et sympathique au cœur de la forêt de la Grande Charnie.

À leur énumération, nous ajouterons : une bande d’organisateur charismatique, une liste de badges alphabétique, une assemblée éclectique, des horaires élastiques, un temps magnifique, des jeux olympiques athlétiques, des repas énergétiques, une soirée artistique, un karaoké partiellement érotique, des discours homéopathiques, une ambiance très authentique, une bande de sacrés loustics, une fin de week-end aquatique en un mot deux jours fantastiques.

Nous n’oublierons pas le cadre de votre choix, une gigantesque clairière bordée d’un vaste étang où pêchaient les enfants. Trois bâtisses restaurées dédiées à nos nuits trop courtes, à vos talents culinaires centrés sur nos appétits féroces et un vaste espace alloué à l’expression artistique de chacun. Les trois maisons suffisamment espacées pour que les ronfleurs s’oublient dans leurs apnées, que les petits épuisent leur fatigue dans les nuages et que les somnambules virevoltent sur l’aire de danse jusqu’à l’épuisement. Vous n’avez pas oublié les enfants puisque dans leurs rêves les plus fous ces petites têtes blondes n’auraient pas imaginé pouvoir jouer au fermier et à la fermière au milieu d’une basse-cour mélangeant : lapins, poules, coqs, chèvres, dindes, canards, poussins, canetons et j’en oublie.

Pour le bonheur de tous, vous nous avez imaginé un programme d’activités digne de la meilleure agence événementielle. Samedi matin une grande promenade en forêt nous donnait le temps de nous perdre, de nous retrouver et de bavasser. L’après-midi à la carte, visite guidée et brillamment commentée des moulins à eau de la région ou, pour les soi-disant sportifs un vaste itinéraire en vélo empruntant les vicinales, les chemins, les pistes campagnardes et le café de l’église pour une bière salvatrice.

Tout le monde rentré, la soirée pouvait commencer. Les maîtres des lieux ouvrirent le banc en arrivant déguisé en clown, et en homme du désert. Un défilé multicolore et ininterrompu de costumes chamarrés et originaux, de coiffes inventives, et de maquillages osés s’en suivit. Après nous avoir accueilli autour d’un cocktail, nos hôtes nous régalèrent d’un repas de gala qui déboucha sur la première attraction : « Silence sur le plateau, on tourne »… Donnez le nom des cinquante extraits de musique de films, conçue et animée par Arnaud Guillois.
Puis dans un tourbillon multicolore de costumes et de maquillage Monique, François, Annick, Raymond, Nicole et Christophe interprétèrent une variation musicale très réussie du Cirque du Soleil. Guy projeta un montage photographique rétrospectif sur le précédent week-end des Familles Lacombe. Hervé et Christophe Lestienne jouèrent avec d’autant plus de brio qu’ils n’avaient pas répété, un sketch avec et sans les mains des plus désopilants. Le jeune Arnaud Beauvoir, avant de s’envoler pour La Réunion, joua dans un silence religieux et avec émotion quelques très beaux morceaux de guitare.

Puis vint le temps du bruit, de l’exubérance, des chansons reprise en chœur autour d’un karaoké composé par Dorothée. Tour de chant animé, joué, interprété, parodié collectivement ou en duo. Superbe interprétation d’une rengaine amoureuse avec l’irrésistible crooner Jean-Louis et sa compagne d’un soir, Guillaume, aguichante aux poils longs, sensuelle comme un siphon. La salle hurlait alors de rire et telles des stars du show biz, rien, pas même les cris, les chaises cassées et gesticulations des groupies ne les firent revenir sur scène.

Tard dans la soirée le spectacle prenait fin pour laisser place à l’équipe technique aux consoles : Vianney, Alexis, Thomas et Mathieu assuraient la relève. Une sono de rêve, des morceaux d’anthologie, les noctambules et danseurs mondains se lancèrent alors sur la piste dans des danses effrénées, aux rythmes de musiques endiablées, les lieux s’étaient transformés en boîte de nuit.

Au petit matin, à partir de 9h, les yeux encore bouffis par une nuit bouffée, les fêtards de la veille, démaquillés, dévêtus de leurs déguisements d’un soir arrivaient au petit-déjeuner tel un robinet s’écoulant goûte à goûte. Dimanche jour dominical s’il en est, nos chers cousins qui comme nous tous ont suivi, à défaut de les poursuivre, leurs études dans les écoles chrétiennes proposèrent pour les épris de spiritualité une messe en grégorien à l’abbaye de Solesmes, et pour les mécréants et les agnostiques des jeux loufoques.

Sous la conduite de Sylvie et Charlotte, aussi talentueuses que complices, les équipes des blancs, noirs, rouges, bleus et verts se lancèrent des défis sportifs à la hauteur de leur ambition : le lancé de ballon plein d’eau, la chenille les yeux bandés, le serveur en terrasse et le dégrapage. Les commissaires soumis à forte pression par quelques concurrents imaginatifs, ne s’en sont pas laissé conter lors de tentatives d’interprétation très libérales du règlement ou d’improvisations courtelinesques des épreuves. Bravo mesdemoiselles.

À l’issue du déjeuner de clôture agrémenté d’un gigantesque barbecue, et après que le jury se soit réuni à huis clos, le duo de charme proclama les résultats des jeux qui virent pour le deuxième week-end consécutif 2003-2005 les rouges gagner. Tout à leur joie d’avoir participé et honorablement gagné, un véritable déluge d’eau se déversa alors sur les pauvres rouges. Des trombes d’eau transformèrent rapidement la grande salle à manger en piscine qu’il fallut quitter en pirogue. La victoire a toujours pour certains des relents d’envie. Sans doute le coup avait-il été fomenté puisqu’il ne restait plus sur les tables que des bouteilles d’eau ? Point de troisième mi-temps après une victoire si bien arrosée.

Depuis lors la magie du week-end s’estompe lentement. Mais il reste à l’esprit de tous, les merveilleux moments ensemble, le cadre superbe de nos exploits, l’incomparable organisation de ce week-end et un témoignage fort adressé à nos parents sur la capacité et le plaisir de leurs enfants et petits-enfants à s’entendre et à se retrouver.

Pour les femmes en « chemin de famille », les souffrants et ceux trop éloignés pour venir parce qu’à l’autre bout de la France où à l’étranger une carte postale signée de tous a servi de trait d’union.

Pour les autres, ceux qui n’ont pas voulu venir méditons ce vieil adage : « Le quotidien engendre de l’oubli, le rite génère de la mémoire. »

Merci à Véronique, Danielle, Chantal, Philippe, André, Hervé et les autres.

2007 c’est demain

Guy

Les photos:

http://familleslacombe.free.fr/we2005/tofs.php

Laisser un commentaire